alimentation pendant l’allaitement

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Vous allez être parents, et vous aimeriez que bébé hérite de toutes vos qualités… mais pas de vos allergies alimentaires. Car si le papa ou la maman ont des antécédents de réaction à un aliment, le risque pour bébé d’être allergique est multiplié par deux ou trois. Et il est multiplié par 5 si les deux parents ont connu le problème. Voici 10 conseils pour prévenir les allergies alimentaires chez votre bout’chou.

Avant tout, demandez toujours conseil à votre médecin pour confirmer les risques d’allergie de votre bébé et connaître les aliments à éviter, pour la maman et pour le bébé. Pas question de risquer de provoquer des carences, en inventant un régime d’éviction farfelu !

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Les sécrétions hormonales provoquées par la mise au sein diminuent le risque d’infections post-partum et aident l’utérus à reprendre sa forme, sa taille et sa tonicité.

L’allaitement requiert d’être disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Heureusement, les hormones sont du côté de la maman allaitante pour lui faciliter la tâche. La prolactine accélère le passage en sommeil lent, donc sa capacité à récupérer. Elle permet également de se réveiller et se rendormir facilement plusieurs fois au cours de la même nuit.

Quant à l’ocytocine sécrétée pendant les tétées, elle crée un climat de détente et d’apaisement particulièrement propice au repos et à la somnolence.

Un perte de poids plus facileMaman, mais aussi femme, retrouver sa ligne est une véritable préoccupation. L’allaitement est reconnu comme un facteur favorisant de la perte de poids postnatale. Certes, tout en douceur, mais réelle, à condition, bien sûr, d’avoir une alimentation équilibrée !

Certains kilos de la grossesse sont une réserve d’énergie destinée à la fabrication du lait. S’ils ne sont pas utilisés à cet effet, il faudra les éliminer autrement.

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L’allaitement est l’action des femelles des mammifères nourrissant leur progéniture grâce au lait qu’elles produisent.

Vue d’ensemble

À la naissance, la composition du lait maternel correspond en qualités aux nécessités spécifiques du nourrisson. Développée en cours de gestation maternelle, la lactation des seins s’enclenche dès la naissance du petit. Sous les tétées du sein ou l’extraction régulière du lait, la lactation se continue aussi longtemps que la stimulation des seins reste effective. Le lait maternel humain peut nourrir le petit jusqu’à deux ans et même davantage. Le recours passé à une autre nourrice que la mère, est tombé en désuétude.

Le colostrum des premiers jours, puis le lait à maturité répondent naturellement (digestion facile, apport d’énergie optimal) à l’alimentation exclusive des six premiers mois de vie du nouveau-né humain, à terme et en santé. La tétée et la combinaison du lait maternel comblent les besoins nutritifs, immunologiques et affectifs liés à la croissance optimale des mutations du nourrisson. L’allaitement au sein assiste le développement neurologique et les défenses immunitaires de l’enfant et confère une défense additionnelle contre les infections gastro-intestinales.

L’aliment maternel, peut être également extrait mécaniquement (extraction manuelle, tire-lait), transporté, stocké (à titre personnel ou par un lactarium) et administré au bébé par différents moyens (sonde, dispositif d’aide à la lactation, cuillère, tasse, biberon…)

A défaut de l’aliment maternel, le lait naturel est remplacé par un substitut, une préparation lactée commerciale généralement à base de lait de vache (de 0 à 6 mois : préparation pour nourrisson, de 6 mois à 1 an : lait de suite).

Cas particuliers

De multiples cas particuliers d’allaitement existent, on peut même dire que chaque allaitement est un cas particulier. Le cursus de la nutrition infantile, allaitement-sevrage-diversification est propre à chaque individu et fait partie de son histoire. Dans la nutrition infantile, la possibilité de l’allaitement est une option ouverte, variable, et ce processus gagne à être guidé et maîtrisé grâce à une bonne information et un suivi attentif.

Une césarienne, des naissances multiples, un bébé prématuré, une affection plus ou moins grave chez la mère ou l’enfant, chaque cas possède des indications précises en matière d’allaitement.

Le développement de techniques permettant de donner indirectement le lait maternel a élargi les possibilités pour la mère de faire bénéficier son enfant du lait maternel même dans des situations particulières. Les pratiques adéquates d’extraction (manuelle ou avec tire-lait mécanique ou électrique), de transport, stockage et conservation du lait maternel ainsi que les méthodes d’administration indirectes du lait au bébé (nourrissage par sonde, dispositif d’aide à l’allaitement, tasse, cuillère, biberon…) sont actuellement parfaitement décrites et transmissibles. La maîtrise de ces techniques est relativement récente (fin du XXe siècle) et n’est pas encore bien connue du grand public.

Le lait humain

Du colostrum au lait à maturité

Le premier lait sécrété par la mère après l’accouchement s’appelle le colostrum. C’est un lait épais, translucide ou coloré (parfois presque orangé). Le colostrum répond tout de suite aux besoins essentiels du bébé qui vient de naître. Il apporte sous un faible volume et dans les bonnes proportions tous les éléments complexes dont le nouveau-né a besoin.

Le colostrum est naturellement peu abondant, entre 20 à 50 ml par tétée au début, une quantité qui augmente rapidement. Il convient au très petit estomac du nouveau-né. Il est très bien assimilé, n’occasionne pas de surcharge rénale et produit peu de déchets non digérés.

Le colostrum est abondant en cellules vivantes et anticorps qui protègent le bébé contre les agressions microbiennes du milieu ambiant. Il contient beaucoup de protéines (23 g/l), des facteurs de croissance, des sucres directement assimilables (oligosaccharides), des vitamines, des sels minéraux et des acides aminés libres (20 %).

Après les premiers jours, la consistance se fluidifie, le volume augmente légèrement, la proportion des composants se modifie. C’est le lait de transition (ou colostral), un mélange de colostrum et de lait à maturité. Au bout de 2 à 3 jours, au moment de ce qu’on appelle la « montée de lait », le volume de lait produit augmente brusquement. Le lait devient plus blanc. Environ 14 jours après la naissance, c’est le lait à maturité qui est produit (qui prend souvent un aspect bleuté, parfois translucide, ce qui ne signifie pas une baisse des qualités nutritives). Avec l’âge du bébé, le lait continue à augmenter en volume (mais même plus grand, il ne boira guère plus de 180ml à chaque tétée, chaque femme produisant environ 750ml de lait/ 24h). La composition correspond à l’âge et aux besoins du bébé.

Composition du lait humain

Les composants majeurs du lait maternel sont: l’eau (87,5 % env.), les glucides (7% env.), les lipides (4% env.), les protides (1% env.), les micronutriments (0,5% env.). Mais ces proportions et ces composants sont amenés à se modifier constamment en fonction des besoins et de l’âge du bébé, de l’heure de tétée ou des débuts et fins de la tété. Le lait maternel subit une évolution importante entre le colostrum des premiers jours et le lait à maturité vers 3 semaines.

Chez l’humain qui a une croissance lente (140 jours pour doubler de poids) et un cerveau énorme (1 200 g), le profil du lait est faible en protides et lipides, mais présente un taux élevé de glucides nécessaires à la construction du cerveau.

Pratique de l’allaitement

Préparation à l’allaitement

Une bonne information sur l’allaitement et le lait maternel ainsi qu’une bonne connaissance de son corps aident une future mère à bien guider son allaitement et le père du bébé à bien comprendre le processus de la lactation. Il existe actuellement de nombreuses sources d’informations (internet, livres, brochures, réunions, conseils téléphoniques, etc.) qui permettent aux futurs parents de se familiariser avec une pratique pour laquelle il leur faut un minimum de références.

Plusieurs mythes courent quant à la préparation concrète qu’une femme doit entreprendre avant de pouvoir allaiter correctement. En réalité, les seins n’ont besoin d’aucune préparation: ni crème, ni massage, ni changements dans le style de vie de la femme. Le processus de lactation débutera sans intervention extérieure et sans aucun problème. Le principal problème rencontré dans les débuts de l’allaitement provient de la mésinformation (mythes, croyances non fondées) courante dans les milieux où l’allaitement maternel a été délaissé au profit des préparations industrielles.

Position de la mère

Il n’y a pas de position idéale unique pour allaiter. L’important est d’abord d’être confortablement installée et de se sentir à l’aise. La pratique et le temps permettront de trouver les positions qui conviennent le mieux. La mère ne doit pas sentir de tension. Un tabouret sous les pieds et des coussins derrière le dos peuvent aider à diminuer les tensions. Un coussin sur les genoux peut également aider à bien s’installer avec bébé et éviter que la mère n’ait à soutenir le poids de son enfant toute la durée de la tétée.

Position du bébé

Un bon positionnement du bébé qui tète est un facteur de réussite de l’allaitement car il permet une succion adéquate nécessaire à un nourrissage correct. De nombreuses difficultés de mise en route d’allaitement proviennent d’un mauvais positionnement du bébé provoquant une succion inadéquate.

Dans une position de sécurité, le dos du bébé repose contre l’avant-bras de la mère, sa tête est mobile dans le creux de son coude, son épaule est dans l’axe de l’oreille et de la hanche. Le bout du nez et la pointe du menton sont tous les deux en contact égal avec le sein. Lorsque le bébé tète, son menton doit être contre le sein et le bébé doit téter fermement l’ensemble de l’aréole et du mamelon. Si le nez du bébé est enfoncé dans le sein alors que le menton est détaché, il faut rapprocher le corps du bébé vers soi. Si le menton du bébé ne touche pas le sein, il faut remonter le bébé un peu plus haut. Sauf chez les prématurés dont la tête doit être soutenue, il faut éviter de tenir la tête du bébé avec la main ou de pousser sa tête pour l’aider à prendre le sein. Cela bloquerait sa nuque et provoquerait chez lui un réflexe de recul.

Aliments / plantes galactogènes

Les aliments galactogènes sont les aliments qui favorisent la lactation, en cas de baisse de lait due à la fatigue par exemple. Il est recommandé de manger varié et équilibré. Le fenouil peut aider également. Des poussées de croissance du bébé (vers 3 semaines, 6 semaines…) peuvent faire penser à une diminution de l’allaitement alors qu’il suffit de mettre le bébé au sein plus souvent et de prendre du repos pour que l’allaitement continue normalement.

À l’inverse certains aliments diminuent la lactation. Éviter le persil, la menthe, et surtout la sauge et le soja de par leur teneur en phyto-œstrogènes.

Chaque culture a ses aliments à consommer et à éviter pour avoir une bonne production de lait. Il faut se méfier des ouï-dire sur le sujet : il n’est pas rare de voir un aliment à éviter dans un pays être l’aliment que toute femme allaitante se doit de consommer dans un autre pays.

Le fenugrec et le chardon béni sont deux plantes fréquemment recommandées pour faire augmenter la production lactée. Plusieurs spécialistes de l’allaitement, dont le Dr Jack Newman, recommandent 3 gélules de chaque plante, 3 fois par jour aux mères qui doivent faire augmenter leur production lactée. Le fenugrec ne convient parfois pas aux personnes allergiques aux graminées (il a aussi la propriété de faire baisser la glycémie, avis aux diabétiques)

Mécanisme et vérification de la succion

La tétée ne consiste pas à « vider » le sein, mais à le stimuler. La succion du bébé crée chez la mère un réflexe de fabrication/éjection qui fournit à la demande le lait maternel au bébé. C’est le bébé qui, par son action de succion, crée le lait chez sa mère. C’est pourquoi il faut éviter toutes les maladresses ou intrusions qui pourraient perturber le mécanisme de lactation suscité par les tétées répétées du bébé.

Le dispositif de la bouche du bébé et celui du sein maternel sont complémentaires. L’aréole du sein est granuleuse et lubrifiée (tubercules de Montgomery). Les gencives supérieures du nouveau-né ont des vésicules qui accrochent l’arrière de l’aréole. Grâce au réflexe d’extrusion, l’aréole est plaquée contre le palais du bébé qui peut extraire le lait de toutes ses forces sans pour autant endommager les tissus du sein. La langue ondule de l’avant vers l’arrière pour masser le sein et amener le lait à gicler. Les muscles des joues des nouveau-nés sont renforcés par des bourrelets de succion, les boules de Bichat qui assurent la stabilité latérale du mamelon et améliorent l’efficacité de la succion.

Une succion efficace met en route et active puissamment la lactation de la mère sur l’ensemble de la tétée. C’est la garantie que le bébé sera bien nourri. Il faut laisser tranquillement le bébé prendre le sein bien en face, bouche grande ouverte, la langue bien tirée, happant le sein jusqu’à l’arrière de l’aréole. On voit plus d’aréole au-dessus de la bouche du bébé qu’en dessous. Lorsque le bébé avale du lait maternel, il effectue des mouvements de déglutition que la mère peut distinguer d’un simple suçotement. Le bébé doit pouvoir téter chaque sein entre 10 et 20 minutes pour aller jusqu’au bout du cycle de la lactation. Les tétées durent en moyenne de 5 à 45 minutes suivant l’âge et la faim du nourrisson. Le lait change de composition tout au long de la tétée et devient de plus en plus riche en lipides. On conseille de donner les deux seins au début pour stimuler la lactation mais il faut bien vider chaque sein pour que le bébé puisse profiter du lait gras de fin de tétée. Un bébé qui mouille 5-6 couches par jour est un bébé qui a une bonne succion. Les selles sont de couleur jaune doré et liquides. Si elles deviennent verdâtres, cela peut être le signe que l’enfant boit plus de lait riche en lactose (lait de début de tétée) et pas suffisamment de lait de fin de tétée (riche en lipides). Il faut alors donner le 1er sein à volonté avant de passer au 2e sein.

Rythme de l’allaitement

La lactation de la mère se met en place grâce à des tétées complètes, fréquentes et exclusives. Ces tétées se déroulent, au moins dans les premières semaines, le long des vingt-quatre heures de la journée. Le nombre des tétées va de 8 à 12 tétées les premières semaines (voire plus). Ce rythme est nécessaire à la mère pour stabiliser le taux de prolactine dans le sang et permettre un ajustement de la lactation rapide et efficace. Les tétées fréquentes mettent en place une relation mère-enfant suivie et individuelle et permettent un contact corporel répété, bénéfique à la sécurité intérieure du bébé. Un allaitement exclusif au lait de mère permet de faire bénéficier l’enfant des qualités exceptionnelles du lait maternel. La succion de tétines (sucettes) ou l’adjonction de substituts du lait maternel (biberons de complément) perturbent la lactation de la mère et risquent de faire perdre au bébé sa capacité à stimuler le sein maternel et, a fortiori, celle d’être nourri correctement par les tétées de lait maternel. Elles peuvent induire un sevrage involontaire. En cas d’absence de la mère on préférera donner à boire à la tasse ou une cuillère pour éviter une confusion sein-tétine qui entraînerait une mauvaise succion du nourrisson.

Durée de l’allaitement

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que la Haute Autorité Santé -HAS- (ex-ANAES), ainsi que l’Unicef, recommandent un allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, suivi d’une poursuite de celui-ci, parallèlement à une alimentation diversifiée, jusqu’à l’âge de 2 ans, voire au-delà, bien qu’aucune étude n’ait validé les bénéfices d’un allaitement poursuivi au-delà de cet âge.

L’allaitement en public

Un facteur important auquel il faut tenir compte, est la gêne d’allaiter en public. D’après les études, une minorité de femmes se sentent à l’aise d’allaiter en public, la plupart éprouve la nécessité de se cacher ; certaines se réfugient aux toilettes ou évitent de sortir de chez elles, par crainte de devoir allaiter à l’extérieur. Au Canada, dans certains supermarchés, il existe des « salles d’allaitement » ; un sondage a été effectué dans ce pays, auprès de cent femmes pour connaître leurs habitudes et leurs préférences: il en ressort que 99 % des femmes interrogées avaient déjà allaité dans un lieu public ; parmi elles, la moitié évoquaient un malaise et une gêne et 82% préféraient utiliser les salles d’allaitement lors de leurs achats. Les quatre principales raisons évoquées sont : le confort et l’équipement de la salle, le calme et l’intimité, l’inconfort face au regard des gens, la sécurité des enfants plus âgés. [1]. En Suisse, à Genève, il existe des espaces d’allaitement. Favoriser l’allaitement, c’est aussi donner tout le confort nécessaire à l’extérieur de chez soi, pour que cela se passe dans de bonnes conditions.

Divers

Dans l’Égypte ancienne, la déesse Isis est représentée, tantôt en déesse-vache nourrissant le roi de son lait, tantôt en déesse-arbre tendant le sein de l’eau régénératrice au roi défunt, tantôt en déesse-mère allaitant le roi-enfant.

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