« J’ai mal au dos » : plainte mille fois répétée par nos contemporains. Maladie de civilisation, répondent médecins et kinésithérapeutes. De fait, si nous souffrons de la colonne vertébrale, c’est parce que nous sommes civilisés. Nos lointains ancêtres qui marchaient à quatre pattes ne se plaignaient pas de douleurs lombaires.
La vie moderne n’a pas arrangé cette difficulté d’adaptation à la station debout. Sédentarité, position assise prolongée, activités physiques trop peu variées, ont aggravé la tendance. Sans parler des traumatismes qui malmènent notre colonne vertébrale : métiers imposant des mouvements asymétriques qui brisent le corps (terrassiers, maçons, jardiniers…), vibrations des transports en voiture, mauvaise position assise à l’école, au bureau, à l’usine… Il faut y ajouter les complications psychosomatiques : en avoir « plein le dos » signifie souvent ne plus pouvoir supporter son patron, son conjoint, sa belle-mère… Et ce sont les vertèbres qui encaissent le coup et qui se vengent en exprimant la douleur que l’on n’ose pas s’avouer consciemment à soi-même… encore moins à son entourage. Ainsi, apparaîtraient – d’après médecins et psychanalystes – les lombalgies inexpliquées qui ne montrent aucun symptôme à la radiographie et autres examens de laboratoire. Dans ces cas-là, c’est la tête que l’on soigne aux antidépresseurs.
Mais le mal de dos, dans l’écrasante majorité des diagnostics, a des causes physiologiques. Exemple, la hernie 100 discale : le disque intervertébral, jouant le rôle d’amortisseur entre deux vertèbres, est poussé vers l’extérieur, écrasant un nerf et provoquant le pénible lumbago ou la non moins terrible sciatique. Avec l’âge, le cartilage devenu moins élastique tend à moins déborder de l’espace intervertébral. On dit que les vertèbres se soudent. Hélas ! cette dégénérescence (.ut lu ose) provoque l’apparition d’épines osseuses («griffes de perroquet »), qui ont, elles aussi, tendance à écraser les nerfs. Rebonjour les douleurs !
heureusement, le mal de dos, ça se soigne. D’abord grâce aux manipulations vertébrales, à condition que cette technique soit parfaitement maîtrisée par le praticien compétent. Se méfier des innombrables charlatans qui exploitent mus complexes la douleur de leurs contemporains. D’autres traitements, à base de médicaments, ont recours à des substances dont la plus insolite est l’extrait de « papaye » (fruit exotique tropical) qui a pour vertu de ronger le cartilage devenu indésirable. 11 est devenu fréquent de recourir aussi à la chirurgie, bien que la technique soit encore redoutée par les patients qui craignent que la guérison ne soit pas définitive. En fait, cette méthode a fait de gros progrès, encore faut-il savoir s’informer sur les qualités du chirurgien pressenti pour l’intervention. Un conseil : se renseigner auprès de patients déjà opérés.
Refrain inlassablement répété : le meilleur moyen de ne pas souffrir du dos, comme de quantité d’autres affections, c’est la prévention ! En l’occurrence, elle commence dès l’enfance, en particulier à l’âge scolaire. Il faut apprendre très tôt à se tenir droit. Les parents et les enseignants ne seront jamais trop vigilants sur ce point, en particulier en évitant de faire porter par les jeunes élèves des cartables beaucoup trop lourds. De même, le mobilier scolaire est souvent incriminé comme pouvant être à l’origine des mauvaises postures, elles-mêmes responsables des maux de dos qui se manifestent plus tard. Facile de reporter les responsabilités sur les autres ! À quoi sert-il d’investir des millions de francs dans des pupitres d’écoles dits « ergonomiques » si les élèves s’y installent le dos de travers ou courbés sur leur cahier ? Ce sont les jeunes eux-mêmes qu’il faut convaincre. S’ils ont souvent du mal à comprendre qu’ils ont intérêt à préserver leur corps, ils sont très sensibles à la coquetterie. Rien de tel que d’attirer leur attention sur leurs héros favoris. Il est rare que les enfants et les adolescents s’identifient à des vedettes
bossues, tordues, exhibant leur scoliose sur les écrans de télévision. Il ne faut pas négliger de jouer cette carte, plutôt (.lue celle de la contrainte inefficace.
L’autre aspect de la prévention concerne les adultes eux- mêmes, pas toujours responsables des postes de travail inadaptés, du matériel de bureau ou d’atelier peu propice à ménager les colonnes vertébrales. À défaut de persuader les employeurs de leur intérêt à aménager des installations qui évitent le mal de dos, et qui par conséquent limitent l’absentéisme, il convient d’observer une discipline personnelle, pour maintenir son corps en pleine forme, et donc non déformé. À cette fin, la gymnastique, sous ses différentes formes, en développant les muscles qui maintiennent à la fois la solidité et la souplesse de la colonne vertébrale, est l’un des meilleurs modes de prévention du redoutable mal de dos (voir chapitre « Pour bomber le torse et muscler le dos »).
MUSCLES DE LA COLONNE VERTÉBRALE :
1 – Rotations du buste Position debout, jambes tendues, assez écartées. Tenir les mains aux hanches. Baisser le buste vers l’avant (en conservant le dos bien droit), épaules rejetées en arrière. Puis effectuer des rotations du buste, en partant vers la gauche, vers l’arriére (sans trop forcer), vers la droite et revenir en avant, en veillant à garder les jambes toujours bien tendues et immobiles. Accomplir une vingtaine de rotations.
2 – Équerre mobile : Position assise sur le sol, jambes tendues et jointes. Garder le dos bien droit. Lever les bras, doigts croisés sur la nuque, coudes bien tendus vers l’arrière. En gardant bien attentivement cette position, effectuer une série de rotations du buste, alternativement vers la droite et la gauche. En ne forçant que très légèrement.
3 – Couché-relevé :
S’étendre sur le dos, sans creuser les reins, les pieds calés sous un meuble, les bras allongés le long du corps, mais bien à plat sur le sol. Veiller à garder la tête dans le prolongement du dos, puis se redresser lentement, sans secousse, jusqu’à la position assise. Revenir lentement, toujours sans à-coup, à la position couchée.
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A tous les musulmans de France que pensez vous de cette histoire. Condamnez vous ou pas?
Zohra : Enlevée et séquestrée par sa propre famille
Zohra, enseignante de 25 ans, a été enlevée et battue par sa famille qui s’opposait depuis des années à son histoire d’amour avec un non-musulman.
Un cas pas si rare, déplorent les associations.
Par trois fois Zohra a tenté de vivre sa vie. Par trois fois sa famille a voulu l’en empêcher. Mois après mois, le clan a gravi les échelons de la violence, parce qu’il n’approuvait pas sa relation sentimentale. Jusqu’à rouer de coups cette enseignante de 25 ans, en pleine rue, vendredi 12 août, au cours d’une opération commando. Un œil au beurre noir, des hématomes sur les bras, dans le dos… Jusqu’où seraient-ils allés pour la faire revenir dans le giron familial ? Dimanche, quatre membres de sa famille ont été mis en examen pour l’avoir enlevée avec violence : son père, un Algérien de 67 ans, sa mère âgée de 62 ans, mais aussi son frère de 34 ans et sa sœur de 27 ans.
Zohra a rencontré son compagnon il y a des années. Elle vit avec ses parents, ses deux frères et sa sœur à Saint-Etienne, dans la Loire. Son amoureux n’étant ni d’origine algérienne, ni musulman, Zohra se doute que la famille ne verra pas cette relation d’un bon œil. L’histoire se poursuit en secret. En janvier 2010, la jeune femme rejoint son amoureux à Brignoles, dans le Var. L’escapade ne dure pas : le lendemain, son frère aîné débarque et la convainc de revenir à Saint-Etienne. Deuxième échappée en octobre 2010, d’une semaine cette fois. Revenue au bercail sous la menace de son frère, elle est battue par son père. C’en est trop : le 8 juillet 2011, le compagnon de Zohra déboule à Saint-Etienne et l’emmène dans le Var. Le couple brouille les pistes, change de logement. « Zohra s’est même teint les cheveux », rapporte le procureur de Saint-Etienne, Jean-Daniel Régnauld.
Rouée de coups en pleine rue
Le couple croit souffler. Mais le matin du 12 août, Zohra promène ses chiens place Jean-Reynaud, au cœur de Brignoles, quand surgissent son père, sa mère, son frère et sa sœur. A terre, elle est frappée avec un bâton et une laisse de chien. « Zohra tente de s’échapper et d’entrer dans une Renault 5 qui passe. Son père et son frère la hissent hors du véhicule », détaille Jean-Daniel Régnauld. Son compagnon donne leur signalement à la police. Le lendemain, depuis Saint-Etienne où elle a été reconduite de force, Zohra lui annonce qu’elle rompt. Dans un commerce où sa famille lui fait retirer son piercing, la jeune femme se confie au tatoueur : « Elle s’est rapprochée et m’a dit : j’ai un gros problème, ces gens m’ont menacée, tabassée. Elle m’a montré ses bras », raconte Marc, qui contacte les policiers. Lorsqu’ils arrivent rue de la Paix, au domicile des parents, la famille s’apprête à porter plainte contre le compagnon de Zohra, l’accusant d’être l’auteur des coups. La jeune femme se jette dans les bras des policiers, les suppliant de l’aider.
Face aux déclarations des quatre témoins de l’enlèvement, la famille nie. Ils auraient voulu sauver leur fille de cet homme « violent et toxicomane », raconte le procureur. La mère a en outre admis que le fait qu’il ne soit pas musulman posait problème. Dans l’appartement, les enquêteurs retrouveront un passeport algérien au nom de Zohra, « fait à son insu ». Cette famille, dont les enfants sont bien intégrés – un enseignant, une secrétaire… – avait-elle prévu un voyage express en Algérie ? Zohra a-t-elle échappé à un mariage forcé ? Mis en examen pour « enlèvement, violences volontaires avec arme ayant entraîné une incapacité temporaire de travail supérieure à huit jours », le père, le frère et la sœur ont été placés en détention provisoire. La mère, malade, a été laissée libre sous contrôle judiciaire. Zohra a porté plainte contre eux. Un geste difficile, salué par les associations scelle la rupture avec son clan. Elle devra tout reconstruire. Mais, enfin, sa vie lui appartient.