Les fractures de l’enfant

 Les fractures de l’enfant orthopedie
Premier motif de consultation aux urgences pédiatriques

Introduction :

Les fractures de l’enfant sont très fréquentes Premier motif de consultation aux urgences pédiatriques. Les garçons présentent plus de fractures que les filles (60% contre 40%). Les fractures du poignet sont les plus fréquentes.
Les fractures de l’enfant sont différentes de celles de l’adulte. L’os du petit enfant est constitué d’une maquette cartilagineuse qui va progressivement s’ossifier au cours de la croissance.

Le Cartilage de croissance présent aux deux extrémités des os longs.
Le périoste joue un rôle essentiel chez l’enfant. Il a une résistance mécanique importante et il participe à la consolidation des fractures (cal périosté). Il permet aussi le remodelage des fractures.
Les délais de consolidation sont inférieurs à ceux de l’adulte. Le remodelage osseux permet souvent des corrections de certaines déformations angulaires.

 Les fractures de l’enfant orthopedie

Classification des fractures :

On trouve quatre types de fractures chez l’enfants :
Fractures diaphysaires
Fractures épiphyso-métaphysaires
Fractures métaphysaires pures
Fractures épiphysaires pures

Fractures diaphysaires :

Les plus fréquentes, touche surtout le membre supérieur

Deux principales formes :

  • Formes complètes: analogues à celles de l’adulte (trait de fracture spiroïdal, transversal, oblique)
  • Formes incomplètes: les plus fréquentes liées à la plasticité de la matrice osseuse
    • Fracture en motte de beurre
    • Fracture -tassement corticale, sans solution de continuité : Siège le plus souvent au niveau diaphysométaphysaire des os longs
    • Fracture en bois vertLa fracture la plus typique de l’enfant

Le trait de fracture intéresse un seul versant de la corticale
Apparition du cal osseux dans 15 jours à 3semaines

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

Fracture complète        

Fr. en bois vert         

Fr. en motte
de beurre                 

Fr. en bois vert
Rupture du périoste

Fractures épiphysométaphysaires

Plus fréquentes chez le garçon que chez la fille
Les sites les plus touchés: extrémité distale du radius, les phalanges des doigts, extrémité distale du tibia, les phalanges des orteils, l’extrémité distale de l’humérus.
Conséquences: l’épiphysiodèse formation d’un pont fibreux puis osseux fusion précoce du cartilage
Ces fractures sont classées sur le plan radiologique en fonction du trait de fracture avec un pronostic et un traitement bien différents selon la classification de Salter et Harris

Classification Salter et Harris

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Type 1: décollement épiphysaire pur

Fréquent chez le nouveau- né ou le nourrisson
Augmentation de l’intervalle épiphysométaphysaire soit global soit asymétrique avec déplacement des lignes graisseuses

Si forte suspicion clinique intérêtd’un cliché comparatif

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

Type 2: décollement épiphysaire associé à un trait de fracture métaphysaire

Le plus fréquent, survenant après l’âge de 4 ans

Localisation la plus fréquente au niveau de l’extrémité distale du radius

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Type 3: fracture épiphysaire avec décollement épiphysaire du noyau fracturé

Survenant en fin de maturation osseuse

Localisation la plus fréquente:extrémité distale du tibia

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Type 4: le trait de fracture traverse le cartilage physaire et détache un fragment métaphysaire solidaire d’un fragment épiphysaire
Localisation la plus fréquente: le condyle huméral

 Les fractures de l’enfant orthopedie

 

 Type 5: impaction du noyau épiphysaire dans la métaphyse avec écrasement du cartilage de croissance
Localisation la plus fréquente au niveau du genou

Si le trait de fracture est invisible rechercher les Signes Indirects qui vont vous aider

  • Le déplacement des lignes graisseuses périarticulaires et intermusculaires
  • Les anomalies intra-articulaires
  • corps étranger intra-articulaire
  • lipohémarthrose visible au niveau du genou due à une effraction de moelle osseuse ou de graisse périarticulaire
  • air intra-articulaire

Fractures métaphysaires :

Deux formes:

  • Les fractures supracondyliennes du coude
  • Les fractures dans un contexte de Silverman

Fractures épiphysaires pures :

Les plus fréquentes: fractures des épines tibiales, ostéochondrales de la rotule, les fractures du dôme astragalien
Secondaires à la mise en tension excessive de l’appareil capsuloligamentaire, soit au frottement des deux surfaces articulaires

Le traitement :

Chez le petit enfant, les traitements chirurgicaux classiques de l’adulte, comportant une réduction anatomique, associée un enclouage centro-médullaire ou à une ostéosynthèse par plaque vissée avec dépériostage sont àproscrire et à oublier ! Ils entraînent en effet de graves troubles de la croissance osseuse qui compliquent ces fractures entraînant des inégalités de longueur des membres difficiles à traiter.
Les fractures diaphysaires et métaphysaires sont majoritairement de traitement orthopédique chez l’enfant, par immobilisation plâtrée après une réduction qui sera souvent réalisée sous anesthésie générale, avec un contrôle radioscopique.
Il faudra systématiquement dépister un déplacement secondaire par des radiographies après 8 jours, et ne pas hésiter à reprendre la réduction en cas d’instabilité.
Une possibilité thérapeutique chirurgicale intéressante reste l’embrochage centromédullaire élastique stable selon Métaizeau qui respecte le cartilages de croissance et stabilise un foyer à risque.

Les complications :

Complications immédiates :

Comme pour l’adulte, il s’agit d’ouverture du foyer, de complications vasculaires ou nerveuses. Cependant, il faut savoir que l’enfant se défend mieux qu’un adulte contre l’infection et qu’il récupère plus facilement d’une lésion nerveuse.

Complications secondaires :

  • Le syndrome de Volkmann : est une complication redoutable par les séquelles qu’elle laisse. Il complique une fracture du coude ou de l’avant bras traitée par un plâtre trop serré ou avec un point de compression à la face antérieure du coude. Celui-ci entraîne une rétraction ischémique progressive des muscles fléchisseurs.

Le diagnostic repose sur des signes cliniques (douleurs, engourdissement, hypoesthésie mais conservation des pouls, difficulté à étendre les doigts) et sur la prise de pression des loges musculaires ou mieux son monitorage en cas de doute. Le traitement de la douleur sous toutes ses formes a rendu ce diagnostic difficile.

  • Les pseudarthroses : sont exceptionnelles chez l’enfant. Il ne s’agit souvent que de simple retard de consolidation qu’il suffit de traiter par une immobilisation un peu plus longue pour obtenir la consolidation. Elles peuvent être iatrogènes par lésion du périoste durant l’acte chirurgical.
  • Les cals vicieux : obéissent à des règles de remodelage osseux.
  • L’infection sur matériel d’ostéosynthèse : est rare et souvent de bon pronostic car l’ablation de la broche et une antibiothérapie sont souvent suffisantes pour obtenir la guérison.
  • L’algodystrophie : est exceptionnel chez l’enfant. On le rencontre surtout chez l’adolescente. Il y a généralement une hypofixation à la scintigraphie (forme froide propre à l’enfant). Le traitement est le même que chez l’adulte.

Complications tardives :

  • Les nécroses : sont exceptionnelles et concernent surtout la tête fémorale (après fracture du col), la tête radiale et le condyle externe du coude.
  • Les raccourcissements et les désaxations sont secondaires à une atteinte du cartilage de croissance par l’épiphysiodèse.
  • Les raideurs articulaires sont rares et généralement dues aux fractures articulaires.

Conclusion :

Les fractures de l’enfant sont fréquente et nécessite une prise en charge adéquate respectant la croissance osseuse de l’enfant a fin de prévenir ces complications graves.

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  • ostéomalacie radiologie
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  • J'ai trouve ca pour vous les mamans?
    Médecine
    & enfance
    L’ALLAITEMENT MATERNEL,
    PROTECTION POUR LA
    MÈRE ET POUR L’ENFANT
    Outre l’intérêt évident de l’allaitement
    maternel dans l’établissement de la relation
    mère-enfant, l’allaitement au sein
    protège l’enfant, non seulement contre
    les infections gastro-intestinales et respiratoires
    (otites), mais aussi contre les
    infections méningées. Des études ont
    également montré que le taux de décès
    par mort subite du nourrisson était plus
    faible chez les enfants allaités au sein.
    L’allaitement maternel pourrait aussi
    protéger, à long terme, contre certaines
    affections auto-immunes telles que la
    maladie coeliaque, la maladie de Crohn
    ou le diabète insulinodépendant ; allergies,
    asthme et eczéma semblent également
    moins fréquents chez les enfants
    ayant été nourris au sein.
    Mais l’allaitement maternel est également
    intéressant pour la mère. Les hormones
    de la lactation protégeraient
    contre les cancers de l’ovaire et du sein,
    et la lactation aurait également un effet
    protecteur de l’anémie du postpartum
    et du baby blues. Par ailleurs, des
    études ont montré que les fractures du
    col du fémur sont moins fréquentes
    chez les femmes qui ont allaité que chez
    les autres ; cet effet surprenant serait lié
    à une dynamisation du métabolisme
    phosphocalcique. Enfin, l’allaitement
    exclusif jour et nuit est un moyen de
    contraception relativement efficace
    (98 %), pendant les six premiers mois
    et en l’absence de retour de couches
    (une contraception par pilule progestative
    pure est cependant possible et
    conseillée, car les progestatifs ne passent
    que peu ou pas dans le lait et n’interfèrent
    pas).
    IL NE FAUT PAS
    CROIRE QUE…
    Mes seins sont trop petits et je
    ne produis donc pas assez de
    lait pour mon bébé !
    Un sein est constitué du même nombre
    d’unités sécrétoires (environ quinze),
    quel que soit son volume. La taille des
    seins ne dépend que de l’épaisseur du
    panicule adipeux constituant le reste du
    sein. Toutes les femmes ont donc pratiquement
    la même capacité de production
    de lait.
    Il ne faut donner qu’un seul
    sein par tétée afin de réserver
    l’autre à la tétée suivante.
    Le lait est produit instantanément par
    les deux seins, tout au long de la tétée ;
    le sein n’est pas un réservoir ! Il faut au
    contraire que l’enfant tète les deux seins
    afin de stimuler au maximum la lactation
    et d’assurer une bonne galactogenèse.
    L’enfant doit téter jusqu’à ce qu’il
    lâche le sein, puis on doit lui proposer
    l’autre sein avant de le coucher. Cela est
    capital au début, car les tétées fréquentes
    des deux seins assurent la synthèse
    d’un grand nombre de récepteurs
    de la prolactine dans les membranes
    des cellules glandulaires.
    Quand un nourrisson tète mal,
    on peut l’aider en pressant
    l’aréole entre deux doigts, pour
    faire couler le lait
    Cette attitude fréquente ne fait qu’empêcher
    l’écoulement du lait, en bloquant
    les sinus. Tout au plus peut-on
    parfois aplatir un peu le sein si le nou-
    Les idées fausses sur l’allaitement maternel sont légion, et les
    médecins ne sont pas les derniers à les propager, sans le savoir,
    par méconnaissance du sujet. L’objectif de cette communication
    est la prévention des échecs précoces de l’allaitement
    par la correction des erreurs les plus fréquentes. En France,
    près de la moitié des femmes échouent dans leur projet d’allaitement,
    et ce dès la première semaine. Cette donnée souligne
    l’importance de la correction des erreurs dès la première
    consultation.
    Idées fausses sur l’allaitement
    Communication de P. Bitoun, hôpital Jean-Verdier, Bondy
    lors de la journée organisée par AREPEGE et Médecine et enfance, septembre 2000, Paris
    Rédaction : Dr C. Le Flochmoan
    novembre 2000
    page 495
    L’allaitement maternel est avant tout une
    relation affective, une relation d’amour,
    entre la mère et son enfant, mais cette relation
    ne peut être pleinement vécue que si elle
    se fait dans le plaisir, sans angoisse, et si
    elle est librement choisie. Une bonne information
    et la correction précoce des erreurs
    sont les garants d’un allaitement maternel
    réussi.
    veau-né a une petite bouche (pour qu’il
    ait bien tout le mamelon en bouche).
    L’allaitement est une activité
    innée, et la mère et l’enfant
    trouveront spontanément comment
    faire.
    L’allaitement est un geste culturel « appris
    » par la fillette en observant les
    femmes qui l’entourent en train d’allaiter.
    Dans nos sociétés, où la culture du
    biberon est dominante et l’allaitement
    un acte « caché», les jeunes mères n’ont
    pratiquement jamais vu une mère allaiter.
    Il est donc essentiel de savoir les
    conseiller. Il faut notamment apporter
    un soin tout particulier à la position de
    la mère et de l’enfant lors de l’allaitement.
    La prise du sein : l’enfant doit avoir la
    bouche grande ouverte (pour l’aider, il
    suffit de placer le mamelon en dessous
    du milieu de sa lèvre inférieure, et le
    nourrisson ouvre alors la bouche). La
    langue en bas, le bébé doit prendre la
    plus grande partie de l’