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L’enfant hyperactif

L’enfant hyperactif  famille enfance1

Définition

Un enfant hyperactif n’arrive pas à tenir en place, il bouge sans cesse, il a une activité motrice élevée et désordonnée accompagnée d’impulsivité voire d’agressivité. Il a des troubles de l’attention qui perturbent son efficience scolaire. En France, le pourcentage estimé des enfants hyperactifs est estimé de 3% à 6%, 70% de ces enfants garderont ce syndrome même à l’age adulte et 75% de ces enfants sont de sexe masculin. Ce trouble touche des enfants de toutes les classes sociales et les régions.

Mais il est sûr que c’est un enfant qui souffre d’un mal désigné TDA/H « Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité ».

Diagnostic prudent

Plusieurs enfants, d’après les psychiatres, ont une agitation importante entre 3 et 6ans, donc à ne pas confondre avec l’hyperactivité qui depuis quelques années obsède les parents.

Au moindre doute, il serait préférable se s’adresser à un spécialiste seul expert dans la matière car l’agitation est loin d’être le seul symptôme nécessaire pour affirmer que l’enfant souffre du TDA/H.

Symptômes de l’hyperactivité

Un bon nombre des enfants hyperactifs commencent à avoir des problèmes comportementaux dès les premières années, ils pleurent plus souvent et plus longtemps, dorment moins, ont des difficultés à s’alimenter et bougent énormément.

Dès l’age de 6 ans, les symptômes courants suivants commencent à apparaître :

-          Concentration quasi impossible

-          Manque d’attention

-          Désobéissance

-          Impulsivité

-          Instabilité émotionnelle

Ces symptômes engendrent dans la plus part des cas de gros problèmes scolaires. Il est agité en classe, incompris par les enseignants, souvent puni, rejeter par ses camarades et classer comme élève difficile. Pire, quant l’enfant n’a pas été diagnostiquer, il reste aussi incompris par les parents qui le considèrent éventuellement comme retardé ou carrément raté alors qu’au fond il souffre et vit un véritable cauchemar car quelque part il est persuadé qu’il est la cause principale des conflits familiaux déclenchés à cause des échecs scolaires.

Les problèmes comportementaux des enfants hyperactifs sont d’ordre neurologique. Des études sont en cours par rapport aux gènes et le rôle qu’ils jouent. Les chercheurs sont penchés sur la relation qui peut exister entre les déficits génétiques et les troubles de l’attention et de l’hyperactivité.

La science finira par trouver le remède adéquat qui sauvera ces enfants et leurs parents à qui il est conseillé qu’ils soient accompagnés afin de gérer du mieux qu’ils peuvent cette situation considérée à juste titre difficile.

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L’enfant hyperactif

Qu’est ce que l’hyperactivité ?

Un enfant hyperactif est un enfant dont l’activité motrice est augmentée et désordonnée, accompagnée d’impulsivité, de réactions agressives et de troubles de l’attention qui perturbent sa scolarité.

En France, 3 à 5 % des enfants seraient touchés par ce trouble neurocomportemental. Cette pathologie est trois fois plus fréquente chez les garçons et difficile à diagnostiquer avant l’âge de 7ans.

Symptômes selon le DSM

Le Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux mis au point par l’American Psychiatric Association (DSM) décrit le trouble déficitaire de l’attention et distingue deux sous-groupes : les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité et les troubles déficitaires de l’attention sans hyperactivité.

Inattention

les symptômes d’inattention doivent persister au moins six mois au cours desquels on retrouve six ou plus des signes suivants :

  • Manque de précision ou fait preuve de négligence pour son travail d’école ou toutes autres activités.
  • L’enfant a du mal à soutenir son attention dans une activité scolaire ou dans le jeu.
  • Semble souvent ne pas écouter lorsqu’on l’interpelle.
  • L’enfant a du mal à se conformer aux directives (par exemple finir un devoir, une corvée, ou une tâche de routine).
  • L’enfant a du mal à organiser ses devoirs et ses activités et n’aime pas s’engager dans des activités demandant un effort soutenu.
  • Il perd souvent des objets (jouets, fournitures scolaires, crayons, livres).
  • Il est facilement distrait par des stimuli externes.
  • L’enfant oublie souvent les activités routinières.

En ce qui concerne l’hyperactivité et l’impulsivité, au moins six ces signes persistent chez l’enfant au moins durant six mois :

Hyperactivité

  • L’enfant agite souvent ses mains et ses pieds ou se tortille sur sa chaise.
  • L’enfant se lève souvent de son siège durant la classe ou dans d’autres situations demandant qu’on reste assis.
  • Coure ou grimpe partout à contretemps.
  • Il a du mal à entreprendre tranquillement des activités de loisir.
  • Il est souvent sur la brèche ou agit comme impulsé par un moteur.
  • L’enfant parle souvent de façon excessive.

Impulsivité

  • Il se précipite souvent pour répondre aux questions sans attendre qu’on termine de les poser.
  • L’enfant a du mal à attendre son tour.
  • Il Interrompt souvent autrui ou impose sa présence ; fait irruption dans les conversations et les jeux des autres.

Généralement, les troubles de l’attention débutent dès la petite enfance. Le bébé dort mal et il sursaute. A partir de 1 an, l’enfant ne tient pas en place ; il fait du bruit, se blesse souvent et devient agressif dès que quelque chose ou quelqu’un lui résiste et les problèmes s’accumulent à l’entrée à l’école.

A partir de 8 ans, les choses s’améliorent mais l’impulsivité et l’agressivité restent bien souvent une constante. Ces enfants sont rejetés par les autres et en souffrent ce qui accentue le trouble.

Etiologie

Le trouble déficit de l’attention/hyperactivité est multifactoriel,il y a une intervention de divers facteurs :

Facteurs neurobiologiques

L’hypothèse actuelle suggère l’existence, pour la dopamine, d’une hypoactivité corticale qui sous-tend les perturbations cognitives et d’une hyperactivité sous-corticale responsable de l’hyperactivité motrice. Pour la noradrénaline, une hypoactivité corticale serait impliquée dans le déficit de mémoire de travail et une hyperactivité sous-corticale serait responsable de l’excitabilité

Facteur génétique

Au niveau génétique, les études d’agrégations familiales montrent de manière convergente un excès d’atteinte chez les apparentés : diagnostic du trouble chez 25 % des apparentés du premier degré contre 5 % dans la population témoin

Facteurs environnementaux.

  • Des facteurs pré- et périnataux signalent qu’en cas de carence en fer, cet élément étant impliqué dans la synthèse de la dopamine. Chez l’animal, la carence influence négativement le comportement.
  • Les facteurs postnataux : la dépression maternelle, toutes les difficultés relationnelles intrafamiliales, les facteurs d’instabilité psychosociale (placement, précarité, maladie mentale d’un parent) sont susceptibles de contribuer à la constitution ou à l’aggravation du trouble. C’est pourquoi le contexte environnemental doit être largement pris en considération.

Les troubles associés

Le Trouble du Déficit de l’Attention/Hyperactivité est rarement isolé, les études épidémiologiques indiquent que plus de 50% des enfants atteints d’un trouble du Déficit de l’attention/hyperactivité présentent au moins un autre trouble psychiatrique associé (anxiété, dépression, troubles des conduites ou opposition, tics, troubles d’apprentissage…).

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