Le travail représente l’un des éléments primordial de l’identité de la personne, en tant que fonction sociale, il occupe une place centrale à la fois dans l’organisation de la société et dans la construction de la santé ; en d’autres termes le travail constitue un moyen pour forger notre identité et notre santé dans les rapports avec l’autrui aussi bien dans le champ affectif que professionnel par l’accomplissement de soi.
Ces deux axes affectif et professionnel constituent ce qu’on appelle « l’appareil psychique » de la personne et son équilibre dépend à la fois de la stabilité et de l’harmonie entre ces deux instances.
Il faut mentionner que l’importance qu’accordent les individus à leur travail dépend néanmoins de leurs statuts socioprofessionnels et de leur situation familiale. Si, pour les cadres, le travail est une activité très importante, vecteur d’épanouissement et de réalisation personnels, cela est beaucoup moins le cas pour les ouvriers et les employés notamment peu qualifiés.
Le travail peut stimuler le bien-être psychique des personnes. Il existe plusieurs facteurs qui contribuent à préserver la santé psychique à titre d’exemple l’éthique au travail, le plaisir associé à l’accomplissement, la valeur et la reconnaissance des résultats.
Le travail est une activité essentielle qui permet d’assurer la subsistance mais ce n’est pas là son seul intérêt ; le travail est avant tout une activité par laquelle une personne se fusionne dans le monde, se définit et crée de la valeur qui lui donne, en retour, le sentiment de la satisfaction et de l’efficacité personnelle.
Le plaisir au travail :
- Trouver du sens à ce que l’on fait : connaître notre cible visée, se demander pourquoi nous travaillons.
- Contribuer : savoir comment nous contribuons à l’atteinte de la cible des objectifs.
- être reconnu, valorisé : la reconnaissance de notre travail est une des principales sources de plaisir au travail.
- Communiquer : c’est le support de toute relation humaine (avec les supérieurs et les collègues).
- L’enthousiasme : L’humour, quand il est utilisé de façon appropriée, c’est-à-dire pas au détriment des autres, est un lien entre les gens au travail.
Évolution du travail à l’épreuve du réel :
Au cours des dernières années, le travail a changé dans ses contenus comme dans ses conditions. Si le travail conserve une place centrale pour les personnes et joue un rôle majeur pour les sociétés, il peut dans certains cas être source de stress et de souffrance En effet, si la dimension structurante du travail pour les individus et la collectivité est réelle, le travail peut cependant se muer en des circonstances traumatisantes du fait d’organisation ou de situations mal vécues.
Le travail réel d’aujourd’hui évolue vers la réduction du temps de travail et l’intensification de sa quantité.
Devoir répondre à la demande tout en respectant des délais, subir les contrôles de la hiérarchie, dépendre du rythme de travail des collègues constituent des contraintes de travail tant dans les administrations publiques que dans les entreprises privées. De ce fait, l’attention humaine est désormais la nouvelle ressource rare dans les organisations, et cela provoque par conséquent des changements sur le plan organisationnel.
Ces transformations ne sont pas sans conséquences pour les travailleurs concernés qui voient leurs pratiques de travail bouleversées par l’irruption de technologies et l’apparition de méthodes nouvelles. Elles peuvent engendrer des « décrochages », c’est-à-dire une perte de contact de l’individu avec les demandes de la situation ou du collectif de travail. Le sujet a le sentiment de ne plus suivre le rythme d’évolution de la situation de travail
L’évolution du travail vers la technologie se cristallise autour de l’informatique, c’est cette technologie, particulièrement avec le développement de la microélectronique, qui a radicalement bouleversé le travail, ainsi que les savoirs et savoir faire des opérateurs L’ordinateur et d’autres dispositifs d’information et de la communication font partie du quotidien d’une grande partie des travailleurs contemporains
Parallèlement, la génération des outils informationnels et communicationnels dans les entreprises conduit à l’émergence d’un phénomène de surcharge informationnelle. De ce fait, cette situation peut être une source de stress et d’anxiété chez les employés et produire des dysfonctionnements opérationnels dans l’organisation.
Le travail basé sur les technologies d’informations et de communication (TIC), qui se manifestent complice des phénomènes d’intensification, modifie d’une part, les conditions et l’environnement de travail (manque de marge de liberté, travail intensifié…) et prouve d’autre part, l’existence d’un lien entre la survenue d’atteintes à la santé et la suppression du pouvoir d’agir.
D’ailleurs, l’hyper sollicitation de l’organisme associée à une « atrophie du pouvoir du sujet d’agir sur la situation à travers son corps » facilite l’apparition de troubles musculosquelettiques « TMS » lors de la réalisation d’activités répétitives à des cadences élevées. La santé est menacée, s’il existe au cours de la réalisation du travail une sollicitation insuffisante, excessive ou inappropriée à des fonctions physiologiques et cognitives.

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Sarkozy attaque ceux qui refusent de parler d'identité nationale!?
Nicolas Sarkozy a choisi un haut lieu de la résistance française contre l'occupation nazie pour défendre de nouveau jeudi le débat sur l'identité nationale, lancé par son ministre de l'Immigration Eric Besson et dénoncé par la gauche.
Ce débat n'est pas "dangereux" mais "nécessaire", à un moment "où les repères s'effacent" et où "l'identité devient incertaine", a déclaré le président français devant un millier de personnes – élus locaux, habitants du Vercors et militants UMP – dans un gymnase de La Chapelle-en-Vercors (Drôme).
"Est-ce qu'on défendra nos valeurs, notre civilisation, nos idées ou est-ce qu'on se laissera emporter par des effets de mode successifs ?" leur a lancé Nicolas Sarkozy.
Et de faire la leçon à ceux qui, comme le Parti socialiste, refusent de participer à ce débat "pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays", lancé le 2 novembre dernier et qui doit s'achever par un colloque de synthèse le 4 février 2010.
Ce qui est dangereux, c'est de refuser de parler d'identité nationale et "de faire comme si tout allait bien", a-t-il dit.
Nicolas Sarkozy a accusé ceux qui ne veulent pas d'un débat d'en avoir peur : "S'ils ont peur de l'identité nationale française, c'est qu'ils ne la connaissent pas."
Il était allé déposer auparavant une gerbe au pied du mur devant lequel 16 otages de 17 à 38 ans ont été fusillés le 25 juillet 1944 par des soldats allemands, dans le petit bourg montagnard de La Chapelle-en-Vercors (Drôme).
Une façon pour le chef de l'Etat d'illustrer sa conception de l'identité française et de la "fierté" d'être français.
"UN ATOUT DANS LA COMPÉTITION INTERNATIONALE"
Pour illustrer son propos, il a convoqué la défense de la patrie, de la Guerre de Cent ans aux maquisards du Vercors en passant par les soldats de l'An II ; l'héritage de la chrétienté et celui des Lumières ; les valeurs du travail, du mérite et de la famille ; le TGV, Ariane, l'aéronautique et le nucléaire …
En invoquant cette trilogie travail-famille-patrie, après avoir défendu l'idée, le 27 octobre dans le Jura, que la terre fait partie de l'identité nationale française, il a pris le risque d'être accusé par ses détracteurs de brandir des thèmes renvoyant à la France du maréchal Pétain et de Vichy.
Confronté à mi-mandat et à cinq mois des élections régionales à la pagaille suscitée dans sa majorité par des réformes mal acceptées, à des polémiques à répétition, à un chômage en hausse et des sondages en baisse, il a également renoué avec les thèmes de prédilection de sa campagne de 2007.
Si la France est un des pays les plus divers du monde et ne demande à personne d'oublier son histoire ou sa culture, a-t-il ainsi déclaré, "devenir français c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs et à des moeurs".
Il a ainsi réaffirmé, dans un des passages les plus applaudis de son discours, qu'il n'y avait pas en France "de place pour la burka".
"On ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l'on peut faire pour son pays" ou bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a également invoqué des arguments économiques et assuré que l'identité nationale était "un atout dans la compétition internationale" et une façon de refuser que la France "devienne une sorte de grand fonds spéculatif".
Il a célébré les vertus de la crise financière et économique internationale, qui "a fait éclater le mythe de l'uniformisation inéluctable et de l'avènement d'une civilisation des nomades, connectés avec le monde entier mais sans ancrage national".