En France, 25 000 cancers du poumon sont diagnostiqués chaque année. Il s’agit d’une maladie en augmentation rapide.
Combien de ces cancers sont-ils liés à une pollution de l’environnement ? On ne le sait pas avec précision, mais sans doute plusieurs milliers.
Le premier responsable de ces cancers est bien sûr le tabac. Il a d’ailleurs été scientifiquement prouvé qu’il était la cause de l’appariÂtion de nombreux cancers, en particulier les cancers des bronches et de la vessie, sans parler des dégâts qu’il provoque dans le système carÂdiovasculaire.
En second lieu viendraient les carburants automobiles, et en particuÂlier le diesel et les hydrocarbures, dont les particules, ultrafines, sont responsables de lésions au niveau des alvéoles pulmonaires. Selon une enquête Scandinave, le risque de cancer pulmonaire chez les perÂsonnes exposées au diesel (chauffeurs de camion et de bus, mécaniÂciens) est aussi important que dans le cas de l’exposition à l’amiante, soit une augmentation de risque de l’ordre de 60 %. Le risque spécifiÂque du diesel pour le piéton ou l’automobiliste est relativement négliÂgeable, car il faut le relier au risque global de la pollution atmosÂphérique.
L’amiante, bien que son usage soit interdit, représente encore un danÂger majeur, et pour de nombreuses années. Enfin, parmi les facteurs de risque on donne de plus en plus d’importance à un gaz radioactif naturel, le radon, qui, dans certaines régions, représenterait un facÂteur de risque important pour le cancer du poumon.
En guise de conclusion
L’homme a une capacité à s’adapter aux lieux les plus improbaÂbles ou les plus dangereux. Quelques-unes des plus grandes villes au monde se sont développées de façon considérable dans des lieux inÂhospitaliers, mal ventilés, parfois sans eau, ou soumis à des risques importants de tremblements de terre : c’est le cas de Mexico, de Sà o Paulo, de Tokyo ou encore de Los Angeles. Toutes ces grandes aggloÂmérations, ainsi que celles qui semblent plus protégées, comme Paris ou Londres, émettent un nuage de pollution atmosphérique presque  palpable. Il suffit de survoler ces villes en avion pour percevoir l’imÂmense nuage jaune dans lequel elles respirent.
Dans toutes ces grandes villes, les habitants sont régulièrement souÂmis à des pics de pollution chimique ou automobile, parfois à des vents chargés de pollens allergisants, au tabagisme ambiant, mais surtout à un cocktail de produits les plus divers, en faible quantité, dont le mélange est peut-être à l’origine de l’augmentation des canÂcers et de l’aggravation des maladies cardio-respiratoires. Plus que jaÂmais, la surveillance de la pollution atmosphérique est de rigueur, toute amélioration de la qualité de l’air étant bénéfique pour la santé.
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