Le mélilot en phytothérapie

Le mélilot en phytothérapie plantes Nom français : Mélilot jaune

Nom anglais: Yellow melilot

Nom latin: Melilotus officinalis

Nom arabe: Handgouga

Famille: Fabacées

Principes actifs majeurs

Les parties aériennes sont riches en flavonoïdes, qui par leur activité vitaminique P, permettent de prévenir et de traiter la fragilité des petits vaisseaux au niveau de la peau et des muqueuses. La présence des dérivés coumariniques (la mélilotoside et la mélilotine notamment) aux propriétés anticoagulantes légères et fluidifiantes, renforce le pouvoir veino-tonique de la plante.

L’action simultanée de ces principes actifs permet d’améliorer les symptômes en cas de troubles veineux: jambes lourdes, varices, hémorroïdes, couperose…. La plante présente enfin un intérêt en cas de troubles mineurs du sommeil.

Propriétés

Antirhumatismales, antiseptiques urinaire, antispasmodiques, astringentes, calmantes, carminatives, sédatives, préventives des thromboses, veino-toniques…

Usage traditionnel et courant

Le mélilot peut être pris sous forme d’infusion; Cette infusion est aussi utilisée pour l’usage externe en doublant la dose des sommités fleuries et en la laissant refroidir avant utilisation. Le mélilot tient aux vertus sédatives et reposantes procurées par l’application de compresses imbibées de son infusion chaude sur les yeux en cas de fatigue oculaire et visuelle.

Toxicité

Des moisissures se développent généralement sur les tiges succulentes du mélilot. Les glycosides présents dans la plante se transforment en coumarine par hydrolyse, puis les moisissures métabolisent la coumarine en produisant du dicoumarol, une substance toxique même pour les animaux.

Les parties incriminées toxiques sont la tige et les feuilles. Des notes sur les chimiques toxiques montrent que: [le mélilotoside est un glucoside qui se transforme en coumarine par hydrolyse. La coumarine est métabolisée par des moisissures ; celles-ci la transforment en dicoumarol et empêche ainsi la coagulation du sang]. Ainsi les 2 substances qui favorisent l’intoxication sont ; le mélilotoside et le dicoumarol.

Le mélilot contient un anticoagulant : il est nécessaire d’en avertir le médecin, en cas d’association avec un autre anticoagulant (interactions médicamenteuses) puisqu’il a des tendances hémorragiques.

La coumarine contenue dans le mélilot possède des propriétés d’intoxication de la cellule hépatique, à très hautes doses. C’est pour cette raison, qu’en cas d’abus, des nausées et des maux de tête peuvent être constatés. Un léger effet narcotique et des rares cas de céphalées ont été aussi rapportés.

A noter que les signes généraux d’intoxications sont l’anémie et les hémorragies.

 

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