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À boire et à manger : Céréales grégaires

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Céréales grégairesQu’est-ce qui fait que les flocons de céréales ou d’avoine, ver­sés dans du lait, ont tendance à s’agréger près du bord du bol ?

Cela est dû à un déséquilibre de la tension superficielle qui s applique sur les bords du bol. Une petite expérience suffit pour le comprendre.

Il vous faut de l’eau du robinet, deux tasses en polystyrène et deux petits disques de polystyrène (environ  centimètre de diamètre) découpés dans une troisième tasse. Remplissez la première jusqu’à I centimètre du bord, et la seconde jusqu’au bord: elle doit être tout près de déborder, sa surface prenant une forme convexe sous l’effet de la tension superficielle.

Placez maintenant les disques de polystyrène au milieu de chaque tasse. Dans la première, vous verrez le petit morceau aller se coller au bord; dans la seconde, le disque restera au centre de la tasse. Et si vous essayez de le forcer à bouger avec la pointe d’un crayon, il reviendra obstinément vers le centre.

L’explication est que les molécules d’eau sont davantage attirées par le plastique que par leurs voisines dans l’eau: elles se «précipitent» donc vers le disque de plastique, le soumettant à des forces qui s’équilibrent. Dans la tasse pleine à ras bord, en effet, l’eau fait un angle constant tout autour du disque: les forces se compensent et le disque ne bouge pas. Si l’on déplace le disque vers le bord de la tasse partiellement remplie, en revanche, l’angle que fait l’eau avec le bord du disque est réduit car la surface monte légèrement le long du bord de la tasse. Il y a déséquilibre des forces de tension superficielle, et le disque va se coller sur le bord.

Voilà pourquoi les flocons d’avoine se rassemblent au bord des bols, et les brindilles et les feuilles au bord des étangs.

Il s’agit peut-être d’une stratégie de défense: les flocons se regroupent comme les bisons attaqués par un prédateur (vous). Ou alors c’est seulement dû à la tension superficielle du lait.

Cette tendance qu’ont les grains de riz, d’avoine ou autres à s’agglomérer traduit leur capacité à se diriger spontanément vers le centre de gravité du groupe de leurs congénères. On appelle cela le «grain de bon sens».

La recherche a montré qu’on observait un comportement tout différent en lâchant des êtres humains dans un grand bol de lait. Cet instinct grégaire disparaît complètement, ce qui prouve bien que les humains ne possèdent pas un grain de bon sens.

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